Syndicat des Trufficulteurs de la Région de Lalbenque - 05 65 21 95 77 - 06 83 62 34 00

Des truffes de marque

Il aura fait très chaud et sec en juillet. Au mois d’août, il est tombé en moyenne 60 mm d’eau. Vers la fin septembre, on a pu enregistrer entre 20 et 30 mm de pluie sur le Lot, parfois plus.

La saison 2019-2020 se présente mieux que la précédente. Sur les causses, les chênes n’ont pas perdu leurs feuilles comme l’an passé où les feuillages avaient roussi très tôt durant l’été. Mais chose importante, on a vu des truffes à la marque. Alain Ambialet, président du Syndicat des trufficulteurs de Lalbenque, a eu la joie d’observer des marques de truffes dans des endroits qui n’avaient pas reçu d’eau d’arrosage. Sa curiosité a été telle qu’il n’a pas résisté à creuser sous la bosse. La photo jointe faite par le président témoigne de la présence d’une de ces truffes.


La pluie était de retour fin juillet

Après la canicule de fin juin, on pouvait se demander si l’été 2018 était sur le point de se renouveler avec une sécheresse de plusieurs mois. Le dernier week-end de juillet, il a bien plu dans le sud du Lot et aussi dans le nord. A partir de cet épisode pluvieux, les averses ou orages se sont succédés à intervalles de quelques jours à une semaine. Les pluviométries étaient plus ou moins de l’ordre d’une dizaine de millimètres mais elles suffisaient à entretenir l’humidité nécessaire à la survie des truffes.


Les chenilles défoliatrices ont sévi

Du côté de Limogne, on les entendait grignotant le feuillage des chênes.

Les chenilles du Bombyx disparate ont fait leur apparition sur le causse en juin de cette année et ont laissé à certains endroits des chênes totalement nus. Cette chenille d’un papillon du genre bombyx est réputée comme étant un ravageur des forêts de feuillus. Le problème, c’est quand elle s’attaque aux plantations truffières, notamment les chênes pubescents.

Cette espèce, Tuber brumale, a la particularité de pouvoir naître à l’automne comme d’ailleurs la truffe Tuber aestivum.

Pour donner encore plus de crédit au fait que les naissances de truffes ont bien eu lieu durant l’hiver, il est curieux de noter que la plupart de ces truffes sont souvent petites avec une chair claire.


La brumale est de retour à la suite d’un hiver doux

Dans la gazette du mois de décembre, j’annonçais qu’en l’absence de gelées et après les pluies d’un hiver doux, il était plus que probable que le mois de février 2019 serait celui de la brumale. C’est en effet le cas.

Cette espèce, Tuber brumale, a la particularité de pouvoir naître à l’automne comme d’ailleurs la truffe Tuber aestivum.

Pour donner encore plus de crédit au fait que les naissances de truffes ont bien eu lieu durant l’hiver, il est curieux de noter que la plupart de ces truffes sont souvent petites avec une chair claire.


Comme des billes ou comme des oranges !

Il a fait sec et chaud en juillet, août, septembre et octobre 2018.

Les truffes récoltées dans les plantations sans arrosage ont pour la plupart la taille d’une bille lorsqu’elles sont présentes dans les brûlés. Là où il y a eu de l’arrosage, elles peuvent avoir la taille d’une orange. L’eau a fait toute la différence et ce n’est pas une surprise pour les trufficulteurs qui connaissent leur affaire


Eté sec, truffes rares,

Les années passent et ne se ressemblent pas.

On s’y attendait un peu.

En décembre 2017, il n’y avait pas assez de bancs à Lalbenque sur la rue du marché aux truffes pour présenter les paniers.

Les marchés de décembre 2018 ne sont pas aussi bien fournis.

Comme chacun sait, la truffe naît en mai et juin. S’il n’y a pas d’eau durant l’été, les truffettes présentes dans le sol meurent de soif ou par dessèchement. Seuls les trufficulteurs qui ont pu arroser peuvent présenter de beaux paniers. Il y a pourtant quelques exceptions qui confirment la règle. On a pu trouver début décembre des truffes qui étaient passées au travers des effets néfastes de la sécheresse.


On garde le cap à Lalbenque

Que seront les marchés de Lalbenque ce prochain hiver ? « Ça va être compliqué, explique le président Alain Ambialet. Les premières truffes à la marque sont apparues dès la mi-juillet. Nous avons eu un été sec mais surtout très chaud. Même en arrosant, on observe des truffes de marque en train de disparaître avec les asticots de la mouche à truffe à l’intérieur. Progressivement, nous allons nous adapter pour assurer la pérennité de notre production de truffes noires »


Les années passent et ne se ressemblent pas

L’été 2017 nous avait gratifiés de quelques bonnes pluies. Les conséquences de ces pluies, nous les avons vues l’hiver dernier sur le marché de Lalbenque qui a pris de l’ampleur en étant disposé sur deux rangs de bancs au milieu de la rue du marché aux truffes.


Année « truffeuse », Année heureuse…

Quelques matinées avec de la gelée blanche au mois de novembre ont laissé penser que la maturation de la truffe allait ainsi être favorisée.

Les observations conduites au Maroc ou en Australie laissent penser que le gel n’est pas un facteur déclenchant de la maturation.